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Mercredi, 11 Mai 2011
Les dirigeants des 48 pays les moins avancés (PMA), de pays donateurs dont une délégation suisse et d'institutions se sont réunis lundi à Istanbul sous l'égide du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Ils comptent bâtir un nouveau plan sur dix ans d'aide aux pays les plus pauvres de la planète.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président turc Abdullah Gül étaient présents à la cérémonie d'ouverture de cette 4e conférence pour les pays les moins avancés, qui doit durer cinq jours.
Une délégation suisse, formée de membres de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) y participe, sous la direction du directeur de la DDC, Martin Dahinden. Le SECO va lancer, conjointement avec les organisations spécialisées de l'ONU, un programme de soutien pour une meilleure intégration des PMA.
Le secrétaire général de l'ONU entend mettre l'accent sur plusieurs "secteurs clés", pour soutenir ces pays qui ont un revenu annuel par habitant inférieur à 745 dollars.
Lors d'une réunion préparatoire dimanche, il a cité notamment l'accroissement des capacités de production des PMA, l'aide et le commerce, l'allègement de la dette, les investissements directs étrangers, et les transferts de technologie.
Gouvernance démocratique
La "gouvernance démocratique" est également une condition au développement des PMA, a dit M. Ban. "Il est essentiel pour les PMA que la gouvernance démocratique et le fait de devoir rendre des comptes soient ancrés et institutionnalisés" dans les PMA, a-t-il ajouté.
Le président afghan Hamid Karzaï est présent à Istanbul. Son homologue iranien, Mahmoud Ahmedinejad, est attendu à la conférence.
Les négociateurs des PMA (33 en Afrique, 14 en Asie plus Haïti) "veulent mettre en place des mesures pour construire des infrastructures afin d'atteindre l'autosuffisance économique, faire reculer la pauvreté et créer des emplois décents", avait indiqué l'ONU avant l'ouverture des travaux.
La hausse ces derniers mois des prix alimentaires, source de troubles politiques et sociaux, est une question cruciale pour les PMA.
"La hausse des prix alimentaires est un défi sérieux, et aussi une opportunité. La plupart des PMA sont importateurs nets de denrées alimentaires, et un tiers des populations est mal nourrie de manière chronique. Mais si des infrastrutures modernes sont en place et si les paysans sont suffisemment aidés, ils bénéficieront de prix stables et sortiront de l'agriculture à bas rendement", selon l'ONU.
Les PMA comptent 645 millions d'habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté, et leurs populations devraient doubler d'ici à 2050. Economiquement vulnérables, avec de grandes difficultés sociales, ils représentent seulement un pour cent du commerce mondial.
Cette conférence de l'ONU se tient tous les dix ans. La France avait accueilli les deux premières, en 1981 et 1990, et Bruxelles la troisième, en 2001.
Source: SDA
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